Article Écrit dans le AAACQFA par un des finissants. À lire.
Posted: Tue Mar 24, 2009 11:40 pm
UN BAC… PAS BESOIN DE ÇA !
e CEGEP est fini, vite une job ! Tout le monde
veut un emploi et c’est normal. Plusieurs
avaient horreur de l’école et n’attendaient que
ce moment où ils gradueraient avec le diplôme pour
leur métier et d’autres n’ont simplement envie que de
monter leurs heures le plus rapidement possible. Donc,
pourquoi aller à l’université chercher un diplôme ?
Certains diront qu’ils ne veulent plus étudier, tandis
que les autres répondront qu’ils doivent monter le plus
d’heures possible en le plus court laps de temps et il y
en aura aussi qui lanceront simplement « En quoi un
bac me servirait-il ? »
Premièrement, ceux qui croient avoir fini d’étudier, et
qu’ils sont content de quitter les bancs d’école où un
enseignant était à l’avant de la classe pour les guider
dans leur étude, reviendront peut-être rapidement sur
leur parole une fois rendu dans le métier. En fait, nous
avons tous choisi un des seuls métiers qui nécessite
une étude permanente tout au long de notre carrière !
Nous aurons toujours quelque chose de nouveau à
apprendre, que ce soit un nouvel appareil, un nouveau
système embarqué dans notre aéronef, des nouveaux
règlements suite à un changement de type
d’exploitation, un nouveau poste qui requiert d’autres
connaissances, et j’en passe… Donc, ceux qui ne
veulent pas aller à l’université parce qu’ils croient
avoir fini d’étudier, et bien, détrompez-vous ! D’autant
plus qu’à l’école au moins, l’enseignant nous guide
pour notre étude, tandis que quand votre patron vous
arrivera et vous dira que vous avez un PPC à passer
sur tel appareil dans une semaine, il ne vous suivra pas
toute la semaine pour vous demander comment se
passe votre étude…
En second lieu, ceux qui veulent à tout prix monter des
heures le plus vite possible, en courant pour chaque
petit 0.1 qu’ils peuvent aller chercher, bien ces
derniers, au bout de quelques années, alors qu’ils
auront enfin les licences et qualifications tant
convoitées, vont sans doute vouloir ralentir la cadence
pour pouvoir s’adonner à d’autres activités. Peut-être
trouveront-ils qu’ils auraient dû profiter de leur jeune
temps pour justement aller chercher ce certificat ou diplôme? Pour ma part, je crois que ça ne sert à rien de
trop se « rusher », puisque pour la majorité de ceux qui
sortent du C.E.G.E.P., nous avons environ une
quarantaine d’année de carrière devant nous sinon
plus ! Et je crois que rendu à 60 ans, je ne verrai pas la
différence entre avoir 10 000 heures de vol et 12 000
heures de vol. Je préfère donc, prendre mon temps,
profiter de mes années dans les petites compagnies et
aussi profiter de ces premières années de carrière pour
continuer à étudier, quitte à monter mes heures un peu
moins vite (soit dit en passant, en travaillant à temps
partiel pendant un an, j’ai fait environ 600 heures !).
Troisièmement, l’utilité d’un bac. Pour certaines
personnes, un investissement à long terme est dur à
faire, ça leur prend des résultats MAINTENANT.
C’est sûr qu’avec cette optique, on ne verrait pas
l’avantage d’un bac, puisque après l’obtention d’un
diplôme, nous n’irons probablement pas postuler pour
un poste de comptable chez Samson Bélair/Deloitte &
Touche, ni comme ingénieur pour SNC-Lavalin.
Cependant, à long terme je crois qu’un simple diplôme
ou certificat pour être très rentable. Il se pourrait qu’au
court de votre carrière vous appliquiez sur un poste qui
est très contingenté, c’est alors que votre diplôme
pourrait vous servir, ou encore plusieurs pilotes, une
fois leur carrière bien lancée, décide de débuter
d’autres projets en parallèle. Aussi, sur une note plus
triste, nous savons tous que toutes nos licences, toute
notre carrière, dépend d’un seul petit bout de papier si
fragile que l’on nomme médical. Nous ne décidons pas
de perdre notre médical, mais n’importe qui d’entre
nous pourrait le perdre un jour… c’est alors qu’un
diplôme ou un certificat pourrait vous sauver et vous
aider à vous réorientez dans ce merveilleux monde
qu’est l’aviation.
Finalement, je termine par vous rappeler qu’il y a, à
mon avis, plusieurs très bonnes raisons de poursuivre
nos études à l’université. De plus, il existe différentes
façons d’agencer votre style de vie avec vos études. À
l’université, vous choisissez vos propres horaires, vous
pouvez même étudier à temps complet ou à temps
partiel, donc il est faisable d’accommoder votre
horaire universitaire à votre horaire de travail. Il y a
aussi la Télé-université (Téluq) qu’offre l’UQAM et qui permet de suivre des cours à distance, très utile si vous changez souvent de base. Je crois donc que c’est
un choix auquel il faut bien y réfléchir avant d’y
renoncer…
Charles-David Couture
Finissant 2007 et étudiant à l’UQAC
e CEGEP est fini, vite une job ! Tout le monde
veut un emploi et c’est normal. Plusieurs
avaient horreur de l’école et n’attendaient que
ce moment où ils gradueraient avec le diplôme pour
leur métier et d’autres n’ont simplement envie que de
monter leurs heures le plus rapidement possible. Donc,
pourquoi aller à l’université chercher un diplôme ?
Certains diront qu’ils ne veulent plus étudier, tandis
que les autres répondront qu’ils doivent monter le plus
d’heures possible en le plus court laps de temps et il y
en aura aussi qui lanceront simplement « En quoi un
bac me servirait-il ? »
Premièrement, ceux qui croient avoir fini d’étudier, et
qu’ils sont content de quitter les bancs d’école où un
enseignant était à l’avant de la classe pour les guider
dans leur étude, reviendront peut-être rapidement sur
leur parole une fois rendu dans le métier. En fait, nous
avons tous choisi un des seuls métiers qui nécessite
une étude permanente tout au long de notre carrière !
Nous aurons toujours quelque chose de nouveau à
apprendre, que ce soit un nouvel appareil, un nouveau
système embarqué dans notre aéronef, des nouveaux
règlements suite à un changement de type
d’exploitation, un nouveau poste qui requiert d’autres
connaissances, et j’en passe… Donc, ceux qui ne
veulent pas aller à l’université parce qu’ils croient
avoir fini d’étudier, et bien, détrompez-vous ! D’autant
plus qu’à l’école au moins, l’enseignant nous guide
pour notre étude, tandis que quand votre patron vous
arrivera et vous dira que vous avez un PPC à passer
sur tel appareil dans une semaine, il ne vous suivra pas
toute la semaine pour vous demander comment se
passe votre étude…
En second lieu, ceux qui veulent à tout prix monter des
heures le plus vite possible, en courant pour chaque
petit 0.1 qu’ils peuvent aller chercher, bien ces
derniers, au bout de quelques années, alors qu’ils
auront enfin les licences et qualifications tant
convoitées, vont sans doute vouloir ralentir la cadence
pour pouvoir s’adonner à d’autres activités. Peut-être
trouveront-ils qu’ils auraient dû profiter de leur jeune
temps pour justement aller chercher ce certificat ou diplôme? Pour ma part, je crois que ça ne sert à rien de
trop se « rusher », puisque pour la majorité de ceux qui
sortent du C.E.G.E.P., nous avons environ une
quarantaine d’année de carrière devant nous sinon
plus ! Et je crois que rendu à 60 ans, je ne verrai pas la
différence entre avoir 10 000 heures de vol et 12 000
heures de vol. Je préfère donc, prendre mon temps,
profiter de mes années dans les petites compagnies et
aussi profiter de ces premières années de carrière pour
continuer à étudier, quitte à monter mes heures un peu
moins vite (soit dit en passant, en travaillant à temps
partiel pendant un an, j’ai fait environ 600 heures !).
Troisièmement, l’utilité d’un bac. Pour certaines
personnes, un investissement à long terme est dur à
faire, ça leur prend des résultats MAINTENANT.
C’est sûr qu’avec cette optique, on ne verrait pas
l’avantage d’un bac, puisque après l’obtention d’un
diplôme, nous n’irons probablement pas postuler pour
un poste de comptable chez Samson Bélair/Deloitte &
Touche, ni comme ingénieur pour SNC-Lavalin.
Cependant, à long terme je crois qu’un simple diplôme
ou certificat pour être très rentable. Il se pourrait qu’au
court de votre carrière vous appliquiez sur un poste qui
est très contingenté, c’est alors que votre diplôme
pourrait vous servir, ou encore plusieurs pilotes, une
fois leur carrière bien lancée, décide de débuter
d’autres projets en parallèle. Aussi, sur une note plus
triste, nous savons tous que toutes nos licences, toute
notre carrière, dépend d’un seul petit bout de papier si
fragile que l’on nomme médical. Nous ne décidons pas
de perdre notre médical, mais n’importe qui d’entre
nous pourrait le perdre un jour… c’est alors qu’un
diplôme ou un certificat pourrait vous sauver et vous
aider à vous réorientez dans ce merveilleux monde
qu’est l’aviation.
Finalement, je termine par vous rappeler qu’il y a, à
mon avis, plusieurs très bonnes raisons de poursuivre
nos études à l’université. De plus, il existe différentes
façons d’agencer votre style de vie avec vos études. À
l’université, vous choisissez vos propres horaires, vous
pouvez même étudier à temps complet ou à temps
partiel, donc il est faisable d’accommoder votre
horaire universitaire à votre horaire de travail. Il y a
aussi la Télé-université (Téluq) qu’offre l’UQAM et qui permet de suivre des cours à distance, très utile si vous changez souvent de base. Je crois donc que c’est
un choix auquel il faut bien y réfléchir avant d’y
renoncer…
Charles-David Couture
Finissant 2007 et étudiant à l’UQAC